C'est quoi, pour qui, pourquoi et comment ?
Greenpeace a tiré la sonnette d'alarme
L’exploitation minière a longtemps été un moteur du développement industriel, mais elle a laissé des cicatrices irréparables sur nos paysages terrestres. Avec l'essor des nouvelles technologies, la demande en métaux rares pousse aujourd'hui l'industrie à se tourner vers une ressource encore plus précieuse et vulnérable : les fonds marins. Cette quête minière dans les profondeurs océaniques est loin d’être anodine. Derrière les promesses de richesse se cachent de graves dangers pour des écosystèmes uniques, fragiles et encore largement méconnus.
Les océans, véritables poumons de la planète et régulateurs de notre climat, risquent d’être bouleversés par des pratiques d'extraction destructrices. Les organismes endémiques des abysses pourraient disparaître avant même que l'on découvre leur rôle crucial dans l'écosystème. Les instances internationales, comme l’Autorité Internationale des Fonds Marins (ISA) et les signataires de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (UNCLOS), sont chargées d'encadrer cette exploitation, mais l'influence des acteurs industriels et l'absence de garanties environnementales sérieuses jettent un doute sur l’impartialité de leurs décisions.
Nous devons agir pour protéger nos océans avant qu’il ne soit trop tard. Nous t’invitons à signer des pétitions pour appeler à un moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds et à préserver ces écosystèmes irremplaçables.
L'exploitation minière classique sur terre ferme implique l'extraction de minéraux et de métaux précieux du sol. Ce processus comprend plusieurs étapes :
L'exploitation minière sur terre ferme a des impacts écologiques significatifs :
Les opérations minières à ciel ouvert nécessitent la déforestation et l'enlèvement de grandes quantités de terre et de roche. Cela entraîne la perte d'habitats pour la faune et la flore locales, la perturbation des sols et la destruction des écosystèmes.
Les processus de traitement des minerais peuvent générer des déchets toxiques, tels que des métaux lourds et des produits chimiques utilisés pour séparer les minéraux. Ces substances peuvent contaminer les sources d'eau locales, affectant la qualité de l'eau potable et la santé des écosystèmes aquatiques.
@surfrider
@wikipedia
L'exploitation minière produit des particules fines et des gaz polluants, notamment le dioxyde de soufre et les oxydes d'azote, qui peuvent affecter la qualité de l'air. Ces polluants peuvent provoquer des problèmes de santé chez les travailleurs miniers et les communautés environnantes, ainsi que des dommages aux plantes et aux animaux.
Pour atténuer ces impacts, des mesures de gestion environnementale sont mises en place. Cela inclut :
@wikipedia
@sauvonslaforet
La destruction des habitats et la pollution peuvent entraîner la perte de biodiversité. Les espèces endémiques, déjà vulnérables, sont particulièrement menacées par les activités minières. La perturbation des écosystèmes peut également altérer les chaînes alimentaires locales et les interactions entre les espèces.
L'enlèvement des végétations et des sols stabilisateurs augmente le risque d'érosion et de glissements de terrain. Cela peut entraîner la dégradation des terres environnantes, affectant l'agriculture et les infrastructures locales.
@todo:simon "parler de l''absorption des eaux et pluies"
@climat.com
Pour atténuer ces impacts, des mesures de gestion environnementale sont mises en place. Cela inclut :
Greenpeace lance une alerte rouge
sur les fonds marins
On a cherché des images ou vidéos mais rien trouvé
L'exploitation minière en eau profonde représente une nouvelle frontière pour l'extraction de ressources naturelles. Cette activité vise à récolter des minéraux précieux situés sur le fond océanique, ouvrant de nouvelles possibilités économiques mais soulevant également des préoccupations environnementales significatives.
L’exploitation minière en eaux profondes vise principalement à extraire des métaux et minéraux précieux comme le cuivre, le cobalt, le nickel, les terres rares, ainsi que l’or et l’argent. Ces ressources sont essentielles à la fabrication de technologies modernes, notamment les batteries pour véhicules électriques, les smartphones et les équipements d’énergies renouvelables.
La société "The Metals Company", leader dans ce domaine, illustre bien cet objectif en mettant en avant la fabrication de batteries pour voitures électriques comme priorité, peu importe le coût environnemental. Auparavant nommée "DeepGreen Metals", l'entreprise a même changé de nom pour éviter l’association négative avec une pratique aux conséquences écologiques controversées.
"The metals company" vérité ou green washing ?
Saviez-vous qu'il faut extraire plus de 200 kg de minerais pour fabriquer un smartphone ?
Maintenant, imaginez le processus d'extraction de matériaux pour une batterie, effectué à 1 000 mètres de profondeur, dans l'obscurité totale, sans possibilité de localiser précisément les ressources.
Pensez-vous que la quantité de matière extraite pour une batterie est comparable à celle nécessaire pour fabriquer un smartphone, ou est-elle beaucoup plus élevée ?
En réalité, il faut extraire environ 1 tonne de matière en eaux profondes pour produire une seule batterie, soit cinq fois plus que pour un smartphone. Cela soulève des questions cruciales sur l'impact environnemental de l'exploitation minière en eaux profondes par rapport à l'exploitation à ciel ouvert.
Les avancées technologiques permettent de mener des explorations et des extractions à des profondeurs de plusieurs kilomètres. Les entreprises investissent massivement dans la recherche et le développement pour créer des équipements capables de fonctionner dans les conditions extrêmes des fonds marins, tout en minimisant les impacts environnementaux.
Les véhicules télécommandés (ROV) et les systèmes de forage avancés sont utilisés pour localiser et récolter les nodules polymétalliques, les encroûtements cobaltifères, et les sulfures hydrothermaux. Ces technologies de pointe sont conçues pour extraire les minéraux de manière efficace et sécurisée, tout en réduisant les perturbations sur le fond océanique.
abazz machines d'exploitation miniére en eau profonde
À l'origine, les chercheurs tentaient de trouver un moyen de visiter les eaux profondes. Aujourd'hui, nous n'explorons plus ces profondeurs, nous les exploitons avec des machines gigantesques qui, comme tu peux le voir, ne sont pas conçues pour une exploration détaillée.
Les mines en eau profonde ont un impact significatif sur une variété d'espèces marines, dont beaucoup sont encore largement inconnues. Étant donné que 99% des océans restent inexplorés, l'étendue réelle de la biodiversité et des espèces touchées par ces activités minières est encore largement méconnue.
Les zones d’exploration minière en eaux profondes sont principalement situées dans trois grandes régions :
Ces sites sont encore principalement en phase d’exploration, en attendant un cadre réglementaire final pour l’exploitation commerciale.
Greenpeace lance une alerte rouge
sur les fonds marins
UNCLOS logo
L'exploitation minière des fonds marins est principalement régulée par l'Autorité internationale des fonds marins (ISA), créée sous l'égide de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (United Nations Convention on the Law of the Sea)
Unclos existe maintenant depuis plus d'un siècle et ses principes fondamentaux sont respectables ou l'ont été car du moins je. le pense il est vrai. que si personne n'y prête attention c'est rapidement le bordel.
(c'est pas le sujet mais regarde l'exploitation du gaz par la Chine en Indonésie et tu comprendras rapidement qu'il est important de réglementer tout ça)
Aujourd'hui qui tiens les reines ou plutôt qui dirige cet organisme plus ou moins inconnu du grand publique, comment sont-ils ou elles désigné(e)s par qui, pourquoi et surtout "que font-ils de nos espaces?"
Michael W. Lodge
Juriste britannique spécialisé en droit de la mer, est Secrétaire général de l'Autorité Internationale des Fonds Marins (ISA) depuis 2016. Avec 28 ans d’expérience en droit international, il a été déterminant dans la création de régulations pour l’exploitation minière des fonds marins et la gestion durable des ressources marines.
En 2017, Michael W. Lodge, accompagné de 36 représentants de divers groupes d’intérêts au sein de l’Autorité Internationale des Fonds Marins (ISA), a initié le processus de ratification d’un code mondial pour l’extraction minière en eaux profondes. Cette démarche, souvent critiquée pour le manque d’études scientifiques approfondies sur les conséquences climatiques et écologiques potentielles, suscite de vives inquiétudes et une opposition croissante.
À noter que les 36 représentants siégeant à l'ISA sont précisément les mêmes industriels, exploitants et états membres concernés par ces mines.
En réalité nous ne saurons jamais réellement ce qu'il s'est passé étant donné que les seuls rapports d'activité datent de 2020 et nous n'avons aucune vision sur 2017.
Ce juriste britannique, spécialisé en droit de la mer, est Secrétaire général de l'Autorité Internationale des Fonds Marins (ISA) depuis 2016. Fort de 28 années d'expérience en droit international, il a joué un rôle déterminant dans la création de réglementations pour l'exploitation minière des fonds marins et la gestion durable des ressources marines.
@wiki
observateur
suiveur
Pas du tout d'accord
complices d'écocide
(anciennement DeepGreen Metals) - Associée avec la République de Nauru et l'État de Tonga.
Par le biais de sa filiale UK Seabed Resources, partenaire avec le Royaume-Uni.
Filiale du groupe belge DEME, en partenariat avec la Belgique.
Filiale du groupe belge DEME, en partenariat avec la Belgique.
Partenaire du Japon pour les explorations minières sous-marines.
L'exploitation minière des fonds marins reste un sujet controversé, entre les intérêts économiques et les préoccupations écologiques.
En conclusion, l'exploitation minière des fonds marins pose un défi environnemental de taille qui touche autant la biodiversité océanique que la stabilité de notre climat. La question de son interdiction immédiate suscite des opinions variées, et il est essentiel que chacun puisse s'exprimer sur cet enjeu crucial. Que tu sois en faveur d’une régulation stricte ou d’un arrêt total, partage tes idées et tes arguments en commentaire. Chez Drow, nous sommes fermement opposés à cette pratique, mais nous croyons que c’est par l’échange de perspectives que des solutions collectives peuvent émerger.
Chez Drow, notre position est claire et sans compromis : nous soutenons un arrêt immédiat de l’exploitation minière des fonds marins. La réglementation actuelle n’offre pas de garanties suffisantes pour protéger la biodiversité unique de nos océans et préserver leur rôle essentiel pour notre climat. Les impacts potentiellement irréversibles de cette pratique sont bien trop graves pour que nous nous en remettions à des mesures de régulation qui demeurent insuffisantes et influencées par des intérêts commerciaux. Libre à chacun de se faire sa propre opinion, mais pour nous, la préservation des océans ne peut plus attendre.
Greenpeace lance une alerte rouge
sur les fonds marins
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